Pour se rappeler d'espèces animales disparues
Posted on novembre 16, 2019 by Suzie Palmer

Illustration par Peter Schouten
Sociable, placide, le phoque moine des Caraïbes aimait se reposer en bandes sur les plages des petites îles tropicales des Caraïbes. N’ayant pas peur de l’humain, il était facile à approcher et à tuer.
Malgré cela, sa population n’était pas en déclin à l’époque où il était chassé par les autochtones des Caraïbes. Ce n’est qu’avec l’arrivée des Européens en Amérique, et avec la démesure dans la chasse et la pêche, que sa situation est devenue précaire.
| Type d'animal | Endroit où il a vécu | Raison de l'extinction |
|---|---|---|
| Mammifère marin |
Golfe du Mexique; Mer des Caraïbes; Océan Atlantique ouest |
Chasse; Destruction de sa nourriture |
Nom en latin: Neomonachus tropicalis
Noms en Anglais: Carribean monk seal
Le phoque moine des Caraïbes était un animal robuste, long d’environ 2,4 mètres, et pesant entre 170 et 270 kg, les mâles étant plus larges que les femelles. Sa tête ronde et son museau large étaient distinctifs. Les nageoires de devant étaient courtes, et munies de griffes. Ce phoque moine variait de coloration entre le gris et le brun, et il arrivait que son pelage, couvert d’algues, prenne une apparence verte.
Les petits mesuraient environ 1 mètre à la naissance pour un poids d’environ 17 kilogrammes, et ils naissaient avec un pelage noir.
On croit que cette espèce de phoque pouvait vivre environ 20 ans.
Phoque moine des Caraïbes à l’aquarium de New York
On trouvait ces phoques moines dans les eaux chaudes de la Mer des Caraïbes, du Golfe du Mexique et dans l’Océan Atlantique Ouest. Ces mammifères marins aimaient se reposer sur les plages de sable des îles reculées de ces régions tropicales.
Les phoques moines se regroupaient sur les plages par groupes de 20 à 40 individus. Leur diète se consistait principalement de poissons, de calamars et de crustacés.
C’était un animal bruyant. Les adultes émettaient des grognements et des aboiements, tandisque les plus jeunes faisaient entendre un long cri guttural.
Le phoque moine des Caraïbes n’avait pas peur des humains. Sa nature curieuse et placide en a fait une cible facile pour les chasseurs.
Illustration par Peter Schouten
Les prédateurs naturels du phoque moine des Caraïbes étaient les requins et les humains. Ces mammifères marins ont côtoyé les autochtones des Caraïbes pendant des siècles sans connaître de problème de dépopulation.
La chasse au phoque moine des Caraïbes par les Européens a commencé dès le deuxième voyage de Christophe Colomb en Amérique, lorsque ses hommes ont tué huit phoques pour leur chair.
En 1850, il n’existait presque plus de ces animaux, et la chasse à grande envergure du phoque moine n’était plus possible. Les humains se sont mis, à cette époque, à surpêcher ces eaux, ce qui a eu pour résultat d’appauvrir dramatiquement le garde-manger du phoque moine. Mourrant de faim, sa population a continué à décliner au début du XXème siècle.
Le tout dernier phoque-moine des Caraïbes à être chassé par un humain, le fut en 1939. La dernière observation d’un phoque moine des Caraïbes vivant se passa en 1952, sur le banc de Serranilla, qui est situé entre la Jamaïque et le Nicaragua.
Pratiquement rien n’a été fait pour tenter de préserver l’espèce en déclin.
Category: Animaux éteints Tags: amérique du nord, chasse, destruction de la nourriture, mammifère marin, océan atlantique
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